Un havre de paix aux portes de Bruxelles

Lovée dans son écrin de lumière douce, inhalant les suaves senteurs de la forêt de Soignes, l'Abbaye du Rouge-Cloître attend le visiteur à la recherche de tranquillité.

Cet ancien prieuré, qui semble devoir son nom du Néerlandais "Rooien" signifiant arracher, déterrer, pourrait avoir été édifié sur un secteur déjà défriché de la forêt de Soignes toute proche.

La construction du premier site du Rouge-Cloître en 1359 est née de la rencontre entre Egide Olivier, ermite de son état et vivant dans la forêt voisine, et Guillaume Daniels, chanoine de l'église Sainte-Gudule à Bruxelles. Très vite l'humble monastère connut la prospérité. La première pierre de l'église est posée en 1381, puis  la venue de la Duchesse de Brabant,  permit au prieuré d'hériter des terres et des étangs se trouvant aux environs.

Par la suite, ce havre de paix eut une vie mouvementée, souvent faite de pillages, jusqu'en 1834 quand il fut complètement détruit par un terrible incendie. Aprés une reconstruction partielle, l'endroit vit défiler en ses murs de nombreux corps de métiers, En 1910  l'Etat de belge en devient propriétaire, mais ce n'est qu'en 1959 que le site sera classé monument historique.

Haut lieu de la peinture, dès le XVe siècle Hugo Van Der Goes s'y imprègne de sa quiétude et de sa beauté. Plus tard, au XIXe, Jean-Baptiste Degreef y pose sa toile, l'impressionnisme belge est né. Aujourd'hui presque entièrement restauré (une roue à aubes était en cours de restauration et visible à l'extérieur des bâtiments, lors de la visite) et mis en valeur, le site accueille régulièrement des éxpositions.

L'environnement naturel de l'Abbaye du Rouge-Cloître, classé "espace naturel sensible" par le réseau européen Natura 2000, compte 5 étangs à la place des 15 plans d'eau originaux. Les pièces d'eau sont une zone de reproduction pour une multitude d'espèces animales, aquatiques notamment.

Vous trouvez, accompagnant cet article un album photos ainsi qu'un carnet de route

 

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